Communiqués de presse - Contrats


Paris-La Défense, 30 janvier 2003

Contrat pour la conception et la réalisation d'un complexe de GTL (Gas-To-Liquids) au Qatar

Oryx GTL Limited, société en joint venture entre Qatar Petroleum et la société sud africaine Sasol , a attribué à Technip-Coflexip (Euronext :13170 et NYSE : TKP) un contrat, d’environ 675 millions de dollars, pour la conception et la réalisation au Qatar d’un complexe de GTL (Gas-To-Liquids) qui sera à la fois le plus grand et le plus avancé au monde sur le plan technologique.

Ce complexe, qui sera construit dans la zone industrielle de Ras Laffan, utilisera comme matière première 3,3 milliards de m3/an de gaz pauvre en provenance du North Field et produira 34 000 barils/jour de liquides : 24 000 bl/jour de diesel, 9 000 bl/jour de naphta et 1 000 bl/jour de GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié). Il mettra en œuvre le procédé Slurry Phase Distillate* développé et commercialisé en Afrique du Sud par Sasol.

Il s’agit du premier projet de GTL à voir le jour au Moyen-Orient.

Le projet couvre l’ingénierie de détail, la fourniture d’équipements et la construction. Il sera exécuté par le centre d’ingénierie de Technip-Coflexip basé à Rome.

La première production de GTL est prévue à fin 2005.

A partir de la technologie Fisher-Tropsch, plusieurs grandes compagnies pétrolières ont développé des procédés— le plus avancé étant celui de Sasol— pour convertir du gaz en hydrocarbures liquides, de grande qualité, conformes aux normes environnementales et facilement transportables depuis les pays producteurs.

En s’appuyant sur le plus gros gisement de gaz au monde, Oryx GTL jette les bases qui permettront au Qatar de construire la position qu’il vise : devenir la capitale mondiale du GTL.

Pour Technip-Coflexip, ce contrat remporté face à une concurrence internationale de haut niveau, constitue une percée majeure sur le marché émergent des installations de production de GTL pour lesquelles plusieurs projets industriels sont en cours de développement en Afrique et au Moyen-Orient. Il représente aussi une nouvelle étape significative de la participation de Technip-Coflexip au développement industriel du Qatar et renforce ainsi la position du Groupe en tant que leader international pour la conception et la réalisation d’installations gazières.

* La technologie Slurry Phase Distillate de Sasol est basée sur le procédé et le catalyseur Sasol Slurry Phase de Fischer Tropsch, sur le reformage autotherme de Haldor Topsoe et le procédé d’isocraquage de Chevron Texaco.

 

Avec un effectif de 18 000 personnes, Technip-Coflexip se classe parmi les 5 leaders mondiaux de l’ingénierie, de la construction et des services dans les domaines du pétrole et de la pétrochimie. Le Groupe a son siège social à Paris. Il est coté à Paris (Euronext : 13170) et à New York (NYSE : TKP). Les principaux centres d’ingénierie de Technip-Coflexip sont situés en France, Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Norvège, Finlande, Pays-Bas, Etats-Unis, Brésil, Abu-Dhabi, Chine, Inde, Malaisie et Australie. Le Groupe possède des installations industrielles et de construction de premier plan en France, Brésil, Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Finlande, ainsi qu’une flotte de navires de construction offshore de classe internationale.

 

Contact Presse Technip-Coflexip

Sylvie Hallemans : Tél . +33 (0) 1 47 78 34 85 Fax : +33 (0) 1 47 78 24 33 shallemans@technip.com

 

Contacts Analystes et Investisseurs Technip-Coflexip

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David-Alexandre Guez : Tél. +33 (0) 1 47.78.27.85 Fax : +33 (0) 1 47 78 67 58 daguez@technip.com

 

Technip Euronext : FR0000131708 et NYSE : TKP

 

A propos du GTL

La technologie GTL (« Gas to Liquids ») est un procédé de transformation du gaz naturel en produits pétroliers liquides tels que le naphta ou le gasoil. Ces produits sont très purs, sans soufre ni composés aromatiques, sources de pollution. Le gasoil produit à partir de GTL a en outre un degré de cétane élevé permettant de satisfaire aux spécifications les plus contraignantes.

La technologie GTL devient de plus en plus importante, non seulement pour des raisons de protection de l’environnement, mais aussi parce qu’elle offre une solution à la fois efficace et sûre au problème du transport du gaz naturel sur longue distance. On estime que le total des réserves de gaz naturel connues dépasse 60 ans de consommation actuelle, alors que les réserves de pétrole brut sont plus courtes (environ 40 ans). Cependant une bonne partie de ces réserves de gaz sont considérées inexploitables (« stranded ») car elles sont trop distantes des lieux de consommation et difficiles à transporter. La technologie GTL permet de convertir ces réserves de gaz « stranded » en produits qui peuvent être transportés et vendus par tankers, pipelines, stockages et systèmes de distribution conventionnels. Du point de vue logistique, la voie GTL est donc plus attrayante que celle du GNL (gaz naturel liquéfié) qui demande une chaîne logistique dédiée et hautement sécurisée.

La technologie GTL se compose de trois étapes : la première, qui convertit le gaz naturel en gaz de synthèse, mélange d’hydrogène (H2) et d’oxyde de carbone (CO) ; la seconde qui produit des hydrocarbures liquides à partir du gaz de synthèse grâce à un procédé développé par deux scientifiques allemands, Franz Fischer et Hans Tropsch, en 1923 ; la troisième étape consiste en une section d’élaboration qui donne les produits finis. En règle générale il faut environ 260 m3 de gaz pour faire un baril de produit.

Dans le passé le procédé Fischer-Tropsch a été utilisé pour faire face à des difficultés d’approvisionnement en pétrole. Par exemple il a été utilisé en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale et en Afrique du Sud pour compenser les effets de l’embargo sur les produits pétroliers : dans les deux cas du gasoil et de l’essence étaient produits à partir de gaz de synthèse généré à partir de charbon.

Aujourd’hui le renouveau d’intérêt pour le procédé Fischer-Tropsch répond principalement à la nécessité de satisfaire la demande en carburant « propre » tout en offrant un moyen d’exploiter économiquement des réserves de gaz éloignées des centres de consommation. Aussi peut-on penser que l’industrie naissante du GTL est promise à une forte expansion au cours des années à venir.